Simulateur d’amortissement LMNP : calculez votre annuité par composant

Barèmes 2026 Vérifié le 12/07/2026

Barèmes IR 2026 (revenus 2025) — seuils micro-BIC selon l'année de perception (2025 ou 2026), vérifiés le 13/07/2026 — sources : service-public.fr (location meublée). Prélèvements sociaux à 18,6 % (LFSS 2026, art. 12).

Comment ce simulateur calcule

L’outil sépare d’abord le prix du bien en deux parts : le bâti, amortissable, et le terrain, qui ne l’est jamais aux yeux du fisc. Vous renseignez la part du terrain en pourcentage (10 à 20 % selon les biens, une fourchette courante en ville) ; le reste forme la base amortissable du bâti, divisée par la durée que vous choisissez (25, 30, 35 ou 40 ans, 30 ans étant l’usage le plus fréquent). Le mobilier s’amortit toujours sur 7 ans et les travaux amortissables sur 15 ans, deux durées indépendantes de celle du bâti.

Une fois ces trois annuités calculées, le simulateur construit un tableau année par année. Pour chaque exercice, il additionne l’amortissement du bâti, celui du mobilier tant qu’il reste dans ses 7 premières années, et celui des travaux tant qu’ils restent dans leurs 15 premières années, avec un cumul progressif jusqu’à l’extinction complète de chaque poste.

Une décomposition poste par poste, jusqu’à l’extinction de chaque ligne

La plupart des simulateurs LMNP que vous croiserez en ligne affichent un seul chiffre : « votre amortissement annuel est de X euros ». C’est incomplet. Le bâti, le mobilier et les travaux ne s’amortissent pas sur la même durée : le mobilier sort de l’échéancier après 7 ans, les travaux après 15 ans, alors que le bâti continue pendant 25 à 40 ans selon votre choix. Un chiffre unique masque ce décalage, qui change pourtant sensiblement le montant théorique d’une année à l’autre.

Ce simulateur affiche donc trois annuités distinctes et une base amortissable propre à chaque composant. Il va surtout jusqu’au bout du calcul : vous voyez l’année où le mobilier sort du tableau, l’année où les travaux en font autant, et ce qui reste seul jusqu’à la fin de l’amortissement du bâti. Le terrain, lui, apparaît à part, explicitement exclu de tout amortissement.

Deux précisions complètent ce que l’outil ne fait pas lui-même. D’abord, cet échéancier reste théorique : il ne tient pas compte du plafonnement de l’article 39 C du CGI, qui limite chaque année l’amortissement réellement déductible au résultat avant amortissement. Pour ce calcul-là, direction le simulateur micro-BIC ou régime réel. Ensuite, depuis la réforme de la loi de finances pour 2025, une partie de ces mêmes amortissements (le bâti et les travaux, jamais le mobilier) revient dans le calcul de l’impôt le jour où vous revendez. C’est l’objet de notre calculateur de plus-value LMNP.

Ce que ce simulateur ne prend pas en compte

Il affiche l’échéancier théorique, pas le montant réellement déductible chaque année : ce dernier est plafonné par l’article 39 C du CGI et ne peut jamais créer ou creuser un déficit, un mécanisme que seul le simulateur micro-BIC ou régime réel applique. Il ne calcule pas non plus la réintégration des amortissements à la revente, obligatoire depuis le 15 février 2025 : utilisez pour cela le calculateur de plus-value. Sur le plan comptable, ce simulateur retient un seul poste « bâti » à durée unique, alors que la méthode par composants prévue par le BOFiP peut imposer de distinguer structure, façade, toiture ou installations techniques avec des durées différentes : notre guide de l’amortissement par composants détaille cette mécanique plus fine. Il ne tranche pas non plus la question de savoir si une dépense de travaux doit être amortie ou déduite d’un coup (voir amortissement des travaux : charge ou immobilisation ?), ni le cas particulier du mobilier de moins de 500 € (voir amortissement du mobilier).

Questions fréquentes

Pourquoi le terrain n’est-il jamais amorti ?

Parce qu’un terrain ne se déprécie pas avec le temps aux yeux du droit fiscal, contrairement à une construction qui s’use. Sa part doit être isolée du prix d’achat (souvent 10 à 20 % selon la localisation) et reste hors de toute base amortissable, pendant toute la durée de détention.

Ce tableau correspond-il à ce que je pourrai vraiment déduire chaque année ?

Non, c’est un échéancier théorique. Le montant réellement déductible chaque année est plafonné par l’article 39 C du CGI : il ne peut pas dépasser votre résultat avant amortissement, donc jamais créer de déficit. L’excédent non déduit se reporte sans limite de durée. Pour appliquer ce plafond à votre situation, utilisez le simulateur micro-BIC ou régime réel.

Que deviennent ces amortissements si je revends le bien ?

Depuis le 15 février 2025, l’article 84 de la loi de finances pour 2025 impose de réintégrer dans le calcul de la plus-value les amortissements du bâti et des travaux déduits pendant toute la période de détention (le mobilier reste exclu). Pour estimer cet impact, utilisez le calculateur de plus-value LMNP.

Sources

Outils LMNP - Recevoir le résultat par email

Ces informations sont générales et ne constituent pas un conseil fiscal personnalisé. Barèmes vérifiés à la date indiquée sur cette page — sources officielles citées en bas d’article.